Caves Augé : un cave se rebiffe !

Thierry Puzelat aux caves Augé, photographie Bertrand Celce

Thierry Puzelat aux caves Augé, photographie Bertrand Celce

C’est sur le boulevard Haussmann, au 116, que se trouve l’un des temples des amoureux du vin. Du haut de son siècle et demi d’existence, les caves Augé proposent parmi des milliers de références en vins et spiritueux les meilleurs flacons de France. Marc Sibard, le chaleureux maître des lieux, dispense des conseils éclairés pour faire découvrir des vins justes et généreux, naturels et sans soufre. Feuilleter l’élégant catalogue 2004 / 2005 est déjà un plaisir. Mieux qu’une institution, la maison Augé est une référence indiscutable.

Aussi, on ne saisit guère le sens de l’article embrouillé signé par Périco Légasse dans l’édition de Marianne du 20 au 26 novembre. Dans un long et confus développement, le critique gastronomique présente le catalogue des caves Augé comme une “apologie du prévinaigre” tout en reconnaissant que l’endroit abrite “l’une des plus belles collections de vins de la capitale”. Il déplore les “vins oxydés ou piqués” ainsi que “la piquette à Puzelat” (l’un des vignerons les plus excitants de l’hexagone !) recensés dans le catalogue, mais reconnaît l’engagement apprécié de Sibard envers les vins naturels… Bref, même Jean-François Kahn, maître de la contradiction sereine et du paradoxe échevelé, ne comprendrait rien au bafouillage de son ancien chauffeur que d’aucuns estiment plus habilité à conduire une caisse qu’à prendre des caisses. Boire ou conduire, notre zigomar a mal choisi. Les tâches domestiques n’étant pas sans noblesse, on souhaiterait que Périco Légasse (retenez ce nom car vous n’en entendrez plus jamais parler) retrouve son domaine sinon de compétence du moins d’origine contrôlée.

Christian Authier

http://www.lopinion.com/


Leave a Reply